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Actualité21 octobre 202613 min de lectureAller au verdict

SimRacing Expo 2026 : mon avis après trois jours à Francfort

Les bases plafonnent, tout devient actif, tout monte en gamme : mon avis sur la SimRacing Expo 2026, mes coups de cœur, mes déceptions et mon coup de gueule sur les effets d’annonce.

Gaga Racing

Gaëtan · Gaga Racing

Créateur sim racing · qui je suis

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Des pédales actives, des volants à écran, des simulateurs dynamiques à plusieurs milliers d’euros : vous avez vu passer des dizaines d’annonces de la SimRacing Expo 2026, et il n’est pas simple de savoir ce qui compte vraiment. Lundi, je vous ai donné les faits. Aujourd’hui, je vous donne mon avis, après trois jours à Francfort, une douzaine d’interviews avec les marques et des heures de discussion sur les stands.

Note

Aucune marque ne m’a payé, aucune n’a vu la vidéo ni cet article avant vous. J’ai chez moi du matériel de plusieurs marques citées ici, dont des ActivePedal Simucube, une Control Center BavarianSimTec et un simulateur Qubic : je le précise là où ça compte. Les prix et les dates viennent des sites des marques, ou de ce qu’on m’a dit sur les stands.

Trois jours à Francfort

Je dois l’avouer : le vendredi, j’ai pris le salon un peu trop tranquillement, comme si j’étais là pour découvrir et m’amuser. Le samedi, c’était blindé, et je me suis rendu compte que je n’avais presque rien pour vous en parler, ni photos ni vidéos. J’ai donc passé la journée à shooter. J’avais l’accréditation presse, et c’est grâce à vous que j’en bénéficie : merci.

Côté organisation, rien à redire. Le lieu est bien plus simple d’accès qu’à Dortmund : l’aéroport, puis le train qui vous dépose à la Messe. La taille, la sécurité, la propreté : tout était bien géré, et il n’y avait pas l’odeur des saucisses des petits stands derrière.

En revanche, je n’attendais pas grand-chose de ce salon. Il y avait déjà eu énormément d’effets d’annonce avant : les pédales actives de Simagic et de Simucube étaient connues, et on n’avait plus l’effet waouh qu’on peut attendre d’un salon. Fanatec, lui, avait gardé ses surprises pour Francfort, avec le Project Obsidian et les ClubSport V4. Ce recul, ceux qui sont dans le sim racing depuis un moment le partagent : j’en ai parlé avec Maxence, de Serial Driver, et avec Naga, qui exposait son propre simulateur sur le stand SIMRIG. Si vous ne connaissez pas leurs chaînes, allez y faire un tour.

D’où je parle

Je préfère vous le dire tout de suite : je n’ai pas fait tous les stands. Il y avait plein de petits exposants, des conférences, des objets un peu partout. Ce que je vous donne ici, c’est ce qui m’a tapé dans l’œil.

Et pour que vous sachiez d’où je pars : je ne suis pas blasé, il y avait des choses incroyables sur ce salon. Mais vu le matériel que j’ai, ça me marque un peu moins qu’avant. Je vois passer énormément de produits, on m’en envoie, j’en teste, et mon simulateur est quasiment complet. À part des volants, et peut-être le DisplayDash de Heusinkveld, rien ne m’attirait vraiment pour moi. Et même le DisplayDash ne s’ajouterait pas : il remplacerait mon Stream Deck d’un côté, et ma Control Center BavarianSimTec avec son petit dashboard Simube de l’autre.

Pour le marché, c’est différent. Il y a énormément de nouveautés, dans toutes les gammes, et ce que je vois, c’est une vraie montée en gamme et une vraie montée en qualité.

Les bases plafonnent, le logiciel fait la différence

Sur les bases, on atteint un plateau. Le haut du haut de gamme, il y a un ou deux ans, c’était Simucube, et ça l’est toujours. Mais l’entrée et le milieu de gamme se rapprochent énormément. Aujourd’hui, il est très difficile de tomber sur une base de mauvaise qualité : les marques se tirent la bourre, les effets télémétriques se mettent en place, et je ne vois pas bien ce qu’on pourrait encore sortir pour améliorer le reste. Les bases sont saines, propres, et elles ne progressent plus beaucoup.

La base, c’est le premier élément actif du simulateur : c’est elle qui vous renvoie ce que fait la voiture. Maintenant, les marques essaient de rendre tout le reste actif : d’abord les pédales, ensuite le simulateur entier, en dynamique, pour pousser l’immersion au maximum.

Et quand le matériel plafonne, c’est le logiciel qui fait la différence. Je l’ai entendu sur plusieurs stands. Chez Sim-Lab, Juan m’a expliqué que la DDS garde exactement la même architecture et le même matériel interne que l’an dernier. Ce qui change, c’est le logiciel et le firmware, au point que c’est, d’après ses mots, comme une nouvelle base. S’ils ont attendu aussi longtemps, c’est qu’ils voulaient un produit fini.

Je l’ai eue en main. J’ai trouvé le ressenti propre et très réactif : en sortie de virage, quand on prend une raquette, le retour arrive presque instantanément dans le volant. La direction est très souple à basse vitesse et se durcit nettement quand la vitesse monte : ça m’a marqué. Le côté négatif, c’est que sur la terre ou sur un vibreur, ça vibrait dans tous les sens. Sim-Lab assure que tout est réglable, avec un overlay pour voir quel effet entre en jeu et un autre, à curseurs, pour tout contrôler. Pour moi, c’était trop marqué. La DDS26 et la DDS39 sont annoncées livrées à partir de fin novembre.

Pédales actives : la Sport rassure, la P-Active m’inquiète

Premier élément qui devient actif : les pédales. J’ai l’impression que toutes les marques commencent à faire la leur. J’ai moi-même des ActivePedal Ultimate de Simucube, au frein et à l’accélérateur.

Sur le stand Simucube, j’ai essayé l’ActivePedal Sport : un bon retour, rien à dire. Je n’ai pas trop peur de ce côté-là. Simucube est pionnier avec l’Ultimate et la Pro, sorties il y a un moment déjà : ils maîtrisent le logiciel et ils ont l’historique. Une pédale essayée sur un salon, ce n’est pas un test à la maison, mais je suis confiant. Elle est annoncée à 901 € HT, pour une sortie début 2027 (Simucube).

À l’opposé, je suis plus inquiet pour la P-Active de Simagic. Le form factor, c’est personnel, je ne le trouve pas réussi, avec cette plaque de plexi qui sort de la pédale. L’idée de la rendre compatible avec leur plaque de base, par exemple celle du P1000, est bien pensée. Mais sur le stand, entre l’accélérateur du P1000 et la pédale active, ça dépassait énormément. Je ne l’ai pas essayée : il y avait la queue, et les retours étaient contradictoires, de « mal réglé, n’importe quoi » à « super ». Elle est à 999 $ en précommande, avec des expéditions annoncées pour le 18 novembre (Simagic).

Entre la MOZA mBooster, la Sport et la P-Active : quand j’avais testé la mBooster, Simucube était au-dessus. Je mettrais donc encore MOZA en dernier, et la Sport et la P-Active peut-être au même niveau. Mais sans les avoir chez moi, je n’en sais trop rien. Si vous voulez que je compare l’Ultimate, la Pro et la Sport, dites-le-moi en commentaire.

Et on en revient au logiciel : ce qui bloquait chez Sim-Lab, c’était le logiciel, et chez Simagic, pour la pédale, ça a l’air d’être aussi le logiciel qui rend un bon ressenti difficile à obtenir.

Astuce

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Le dynamique : le vrai problème, c’est le réglage

Deuxième élément qui devient actif : le châssis, et plus largement le dynamique et l’immersion. Là, mon avis est plus partagé. L’an dernier à Dortmund, ma première SimExpo, le dynamique m’avait fait l’effet waouh. Depuis, j’en ai intégré chez moi, et je sais comment c’est réglé sur un salon : en mode montagnes russes, pour impressionner. Ce n’est pas comme ça qu’un dynamique doit être réglé. Cette fois, je n’y suis même pas allé pour tester, et je pense que beaucoup de ceux qui ont essayé un dynamique là-bas ont été déçus.

Attention, tout n’était pas mal réglé. Je pense au stand Sensit, sur D-BOX, et à BavarianSimTec, que je n’ai pas essayé moi-même mais dont on m’a dit du bien. Pour moi, en sim racing, un dynamique propre, ce sont de tout petits débattements : un effet de suspension, comme si la voiture flottait un peu. Ce n’est pas avec des mouvements de montagnes russes qu’on le reproduit.

Pourquoi c’est comme ça ? Il y a l’effet waouh, l’effet vente. Et sur les stands, ce ne sont pas toujours des techniciens ni des simracers : ce sont parfois des commerciaux, qui bricolent les réglages. Il y avait aussi des gens très techniques. Chez VPG, j’ai eu le lead designer en interview, avec des détails sur la conception des produits que je ne trouverai nulle part ailleurs : c’est de l’or pour mes reviews, et c’est ce que je venais chercher. L’interview sort le jeudi 29 octobre.

Ce que j’ai essayé : D-BOX et tendeur SIMRIG

En dynamique, je n’ai essayé que du D-BOX. Le Streaming Pod de Fanatec en était équipé, mais quand j’y étais, ça ne marchait pas. Le Pod, d’ailleurs, très bien, tout en Fanatec : cockpit GT, base et pédalier Podium, un très bon ressenti. J’ai donc essayé le D-BOX sur le stand Sensit : très bien réglé, un bon ressenti. Si Qubic sortait quelque chose dans le même format, j’achèterais presque directement.

J’ai aussi essayé le tendeur de harnais de SIMRIG, le SBM, le dimanche. Le montage à l’arrière et les rouleaux qui facilitent l’installation sont très bien pensés. Mais le siège était un peu trop grand pour moi : les sangles passaient au-dessus de mes épaules, et je n’ai quasiment rien senti. Ce n’est pas la faute de SIMRIG, il faut un siège à sa taille. Sur ce même stand, Naga, invité par la marque, faisait essayer son propre simulateur, sur SR3 avec le tendeur. Et Maxence, qui a pu tester les SIMRIG et le tendeur, m’a dit que le logiciel était super et que c’était une très grande force de la marque. Le SBM est annoncé à 1 650 € HT, avec 30 kg de chaque côté (SIMRIG).

La montée en gamme, du simulateur à 41 000 € au volant à 300 €

C’est dans le dynamique que la montée en gamme se voit le plus. La nouvelle plateforme de Qubic, le QS-TP1, démarre à 5 615 € HT en kit. Chez Helente, le simulateur clé en main sur une base Vero Motion démarre à 41 000 € TTC. Et chez Conspit, le stand le plus spectaculaire du salon : une vraie voiture avec une base à l’intérieur et des écrans incurvés à la place du pare-brise. On a l’impression d’être vraiment dans la voiture, mais pour avoir ça chez soi, il faut d’abord acheter la voiture.

À l’autre bout de la gamme, Asetek sort le GT Nova, annoncé à 299,99 € avec la TVA allemande, pour mars 2027 (Asetek). Il est bourré de fonctionnalités, avec un petit écran qui permet de régler la base depuis le volant : jusqu’ici, on trouvait surtout ça chez Fanatec.

Mes coups de cœur : GSI, le hub Ascher, la GT3 R de VPG

En volants, ce qui m’a tapé dans l’œil, c’est ce que je pourrais acheter. D’abord GSI. L'Artemis, je l’ai déjà précommandé, et je devrais le recevoir un jour. Il est beaucoup moins massif que leur ancien volant, et ses palettes ont un tout petit débattement, très qualitatif. À côté, le X-29+ est plus léger, avec un toucher lisse, souple, et un clic toujours bien franc. L’exemplaire du salon était un modèle de présérie, il devrait encore évoluer, et j’espère un prix autour de 1 000 €.

Ensuite, le hub d’Ascher Racing, l’AURA GT (Ascher Racing). J’ai aujourd’hui le hub NEO X de Simagic : il est sympa, mais c’est de l’entrée de gamme, en plastique moulé, pas en métal. J’attendais une montée en gamme sur les hubs, et je suis content qu’Ascher dégaine le premier. Seul petit bémol : je trouve les palettes un peu bruyantes. Mais je suis assez hypé par ce produit.

Le Project Obsidian de Fanatec, je n’en attends pas grand-chose pour moi. Je suis surtout curieux de voir ce que la marque va proposer, mais je ne pense pas l’acheter, sauf si une version marche directement sur PC sans convertisseur.

Et enfin le dernier VPG, la Porsche 911 GT3 R Evo, à 1 299 £ HT sur le site de VPG. C’est la philosophie qui me plaît : reproduire à l’identique le volant de la vraie voiture. Je ne sais pas ce que j’ai avec ça, mais ça me touche à chaque fois. J’aime les histoires derrière les produits : l’ingénierie, la conception, les problèmes rencontrés, et le fait que ce soit le même que dans la voiture. Il faut me raconter des histoires pour me faire acheter.

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Restés sur ma faim : Cube Controls, BavarianSimTec, Heusinkveld

À l’opposé, Cube Controls ne m’a pas touché. Le design de leur volant est inspiré de la Lamborghini, c’est ce qu’on m’a dit au salon, et il ne me parle pas du tout. Les palettes font beaucoup de bruit, et on m’a donné l’explication : Cube Controls fabriquerait des palettes pour des voitures de sport, et ce seraient les mêmes, avec le même bruit que dans la voiture. Ça ne me touche pas, et un volant aussi brillant, c’est non direct.

J’ai aussi un petit pincement côté BavarianSimTec. J’attendais vraiment un hub, c’était peut-être mon attente à moi. Il y a eu de la personnalisation, et c’est bien : ils pensent aux premiers clients, qui peuvent faire évoluer leur volant, et ils stabilisent la gamme, c’est ce qu’ils m’ont dit. Vous verrez l’interview le jeudi 29 octobre. Bonne nouvelle quand même : les labels sur les volants peuvent enfin être personnalisés. C’était un reproche de ma review du Delta PULSE, et c’est corrigé.

Dernière chose, chez Heusinkveld. J’ai la boîte BDH, l'Active Shifter, et le séquentiel S1, et je trouvais déjà qu’il fallait pas mal d’engagement sur le shifter. Le séquentiel Heusinkveld en demande encore plus. J’ai été choqué de voir à quel point c’était dur.

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MOZA face à Fanatec

La montée en gamme ne se voit pas que dans les prix, elle se voit aussi sur les stands. Chez BavarianSimTec comme chez GSI, on est sur des stands « à la Apple » : épurés, bruts, très qualitatifs. Ce sont des marques haut de gamme, et elles veulent le montrer.

En face, MOZA m’a particulièrement surpris. Ils ont ramené toute leur gamme, dont la gamme PlayStation, que je trouve assez qualitative. Fanatec, c’est la marque de mes débuts, mais ces dernières années, je la trouvais vieillotte, en stagnation, et MOZA beaucoup plus dynamique. Sur ce salon, la direction que prend Fanatec me plaît. Son vrai souci, ce sera la disponibilité : des stocks très limités, qui partent en quelques minutes.

Sur la PS5, très demandée, MOZA annonce la compatibilité de deux bases, la R5S Pro et la R16S Ultra (MOZA). Leur volant PlayStation, je l’ai trouvé différent de celui de Fanatec, et plus qualitatif, surtout boutons allumés. Je ne suis pas du tout client de la console, mais c’était très demandé, on me l’a confirmé en interview, et ils arrivent enfin. Pour moi, ça va faire très, très mal à Fanatec.

La console, c’est la porte d’entrée de beaucoup de monde. Et je pense que c’est le biais pour passer ensuite sur PC : une fois qu’on a goûté à toutes les possibilités et à tous les jeux du PC, c’est difficile de revenir en arrière.

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Le free roam d’Assetto Corsa EVO

Dans le Streaming Pod de Fanatec tournait Assetto Corsa EVO. J’ai demandé à rouler en free roam, mais il était réservé au stand du jeu, sans doute pour en contrôler la diffusion. Dommage. Je suis quand même très content qu’il soit annoncé : il arrive le 9 décembre, avec la mise à jour 0.10 en accès anticipé (Assetto Corsa EVO), et j’y jouerai. Je m’y suis même équipé : la boîte BDH, un embrayage, et je vais me mettre en mode roleplay.

Historiquement, je suis très axé performance, et iRacing aussi : je ne joue quasiment qu’à iRacing. Mais le commun des mortels n’a pas forcément le temps de s’entraîner, et je suis un peu dans ce cas. Si je ne m’entraîne pas, je peux être celui qui gâche la course des autres. Alors, tout simplement, je ne vais pas en course. iRacing vient de lancer le Track Day : une nouvelle série avec une soixantaine de voitures, du multiclasse, où seul le Safety Rating compte, pas l’iRating. On roule pour rouler. Il m’arrive déjà de faire des tours tranquilles, en Caterham, boîte en H, embrayage et petit volant rond, et je prends énormément de plaisir.

Pour rouler juste pour le plaisir, il n’y a pas grand-chose : Forza Horizon, mais c’est plus arcade, Euro Truck Simulator, mais c’est du camion. Ce que je cherche dans le free roam d’Assetto Corsa EVO, c’est la même liberté avec la vraie physique de la voiture. Rouler avec des potes, se détendre : on joue aussi pour ça, et je suis très curieux de voir comment la communauté va s’en emparer.

Mes attentes, et mon coup de gueule

Ce que j’attends maintenant : le hub d’Ascher, que je suis très curieux d’avoir ; la DDS de Sim-Lab, que j’espère enfin livrée, parce que ça commence à faire un moment ; l’ActivePedal Sport, sans retard. J’espère aussi que le logiciel de Simagic va se décoincer, pour une pédale à la hauteur de l’ActivePedal Sport. Et qu’on entende parler de l’Obsidian rapidement, pas une ou deux SimExpo plus tard.

Parce que c’est mon petit coup de gueule du salon : si le produit n’est pas fini, ou ne sort pas dans les trois à six mois, n’annoncez rien. Gardez-le secret, continuez à travailler dessus. Un produit annoncé à une SimExpo et qu’on revoit deux ans après à une autre, ça dessert la marque : soit on l’oublie, soit on passe à autre chose, soit on est déçu. À l’inverse, une marque qui n’annonce rien, on se dit qu’elle a des problèmes. Il faut trouver le juste milieu, c’est exigeant, je le sais. Sim-Lab, par exemple, sort trop de produits d’un seul coup à mon goût : ils pourraient en amener un ou deux au salon, puis en sortir d’autres dans l’année.

Important

Ma règle pour les marques tient en une phrase : n’annoncez que ce qui sort dans les trois à six mois. Le reste, gardez-le pour plus tard.

Mon bilan

Un salon avec beaucoup de nouveautés dans toutes les gammes, et une vraie montée en qualité. Pour mon simulateur à moi, pas de révolution, mais une direction assez nette : les bases atteignent un plateau, alors tout le reste devient actif, et tout monte en gamme. À titre perso, ce qui m’a tapé dans l’œil, ce sont les deux volants GSI et le hub Ascher, et côté base, un super ressenti sur la DDS de Sim-Lab. La vraie tendance du salon, pour moi, ce sont les pédales actives. Le dynamique aussi, mais un dynamique bien réglé.

Verdict

+La montée en qualité : des stands aux volants, tout le marché monte en gamme.
+Les pédales actives : toutes les marques s’y mettent, et la Sport de Simucube rassure.
+L’organisation : un lieu facile d’accès, grand, propre et bien sécurisé.
−Peu de surprises : trop d’annonces avaient été faites avant le salon.
−Le dynamique sur les stands : trop souvent réglé pour impressionner.
−Les effets d’annonce : des produits montrés sans sortie proche.

Mais ce que je retiens vraiment, ce sont les gens. Trois jours de salon, c’est fatigant : énormément de monde, très bruyant, surtout quand on filme du matin au soir avant de monter derrière. Ce qui reste, ce sont les rencontres : ceux qui m’ont arrêté pour discuter, pour une photo, alors que je ne suis qu’un mec qui fait des vidéos. Merci à vous, ça m’a fait super plaisir. Pareil avec les autres créateurs, qu’on croise le reste de l’année par vidéos interposées : se retrouver une fois par an au même endroit, entre passionnés, ça fait chaud au cœur.

FAQ

Quand et où a eu lieu la SimRacing Expo 2026 ? Du 16 au 18 octobre 2026, dans le hall 12 de la Messe de Francfort. Le salon a quitté Dortmund cette année, avec plus de 14 000 m² d’exposition d’après l'organisateur.

Quelle est la vraie tendance du salon ? Pour moi, les pédales actives : toutes les marques commencent à faire la leur. Ensuite le dynamique, à condition qu’il soit bien réglé. Les bases, elles, atteignent un plateau.

Combien coûtent les nouvelles pédales actives ? L’ActivePedal Sport de Simucube est annoncée à 901 € HT pour début 2027. La P-Active de Simagic est à 999 $ en précommande, avec des expéditions annoncées pour le 18 novembre.

Quand sortira le Project Obsidian de Fanatec ? Fanatec le montre comme un prototype, attendu en 2027, sans prix annoncé. C’est pour ça que j’espère en entendre parler vite, et pas dans deux salons.

Quand pourra-t-on rouler en free roam sur Assetto Corsa EVO ? Le 9 décembre, avec la mise à jour 0.10 du jeu en accès anticipé sur PC.

Où voir les interviews des marques ? Elles sortent le jeudi 29 octobre sur ma chaîne : VPG, BavarianSimTec et toutes celles que j’ai pu enregistrer sur le salon.

Pour aller plus loin

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