Mon dashboard, mes petits écrans, mes iFlags, mes vibreurs, mes réacteurs haptiques, mon ventilateur, et même la lampe au-dessus de moi : sur mon simulateur, tout passe par un seul logiciel, SimHub. Dans cette vidéo, je vous le présentais onglet par onglet, tel que je l’utilise au quotidien. Voici le même tour, complété de ce qu’il faut pour brancher chaque module, de ce qui a changé depuis, et de ce que j’en pense avec le recul.
Note
SimHub est un logiciel que j’utilise au quotidien sur mon simulateur. Son développeur n’a eu aucun droit de regard sur la vidéo ni sur cet article, et il n’y a aucun lien affilié dans cette page. Les prix cités ont été relevés le 28 octobre 2026 ; quand quelque chose a changé depuis la vidéo, je le signale.
SimHub, c’est quoi ?
Pour ceux qui ne connaîtraient pas, SimHub est un logiciel qui permet de contrôler à peu près tout dans le sim racing. Il lit la télémétrie des jeux, c’est-à-dire les données que la simulation envoie en temps réel (régime, rapport, vitesse, drapeaux, glisse des roues...), et il s’en sert pour faire vivre votre matériel : les dashboards, les montages Arduino, les bass shakers et tout ce qui vibre, les ventilateurs, l’éclairage, et même les plateformes de mouvement.
Son éditeur le résume en une phrase : SimHub « extends your simulator to the real world », il prolonge votre simulateur dans le monde réel. Il annonce aujourd’hui plus de 100 jeux et plus de 200 appareils pris en charge (site de SimHub). Derrière, il y a un développeur, Wotever, dont le dépôt GitHub existe depuis avril 2015 (GitHub de SimHub). Sa page de licence le revendique encore : SimHub est « développé sans relâche par un seul développeur ».
Deux choses à savoir avant de commencer. SimHub tourne uniquement sur PC, sous Windows. Et il est mis à jour très régulièrement, avec de nouveaux jeux et de nouvelles fonctionnalités. Dans la vidéo, je parlais d’une version par mois ; c’est même plus : le GitHub de SimHub compte 65 versions publiées en 2024, l’année de la vidéo, correctifs compris (versions sur GitHub).
Gratuit, ou licence à prix libre ?
Côté prix, la bonne nouvelle, c’est que SimHub est gratuit au départ. Vous pouvez tout tester sans rien payer. La principale limite de la version gratuite, c’est la fréquence : tout ce qui est Arduino, affichage et vibreurs (bass shakers, ButtKicker) est limité à 10 images par seconde. Avec la version payante, on monte jusqu’à 60.
D’après l’éditeur, la licence apporte aussi le changement de jeu automatique, le démarrage réduit dans la barre des tâches, et la fin des écrans de rappel (page licence de SimHub). Elle est perpétuelle : vous payez une fois (site de SimHub). Et c’est vous qui choisissez son prix, « parce que le but de SimHub est de garder le sim racing abordable et fun », écrit l’éditeur.
Pour la qualité du travail et tout ce qu’il y a dedans, ce n’est vraiment pas cher. Mon conseil : testez-le d’abord, faites-vous une idée du logiciel, et si vous aimez, n’hésitez pas à contribuer. Le travail en vaut largement la peine.
Note
Depuis la vidéo, le montant minimum a bougé. En juillet 2024, la page proposait 30, 20, 15, 10, 8 ou 6,99 €, TVA de 20 % comprise : d’où les « 7 euros » que je citais. Le 28 octobre 2026, elle propose 30, 20, 15, 10 ou 8 € (page licence de SimHub).
Astuce
10 images par seconde, c’est une mise à jour tous les dixièmes de seconde ; à 60, toutes les 17 millisecondes environ. Commencez en version gratuite : vous verrez vite si la différence vous gêne, sur les LEDs de régime comme sur les vibreurs.
Installer SimHub
Tout part du site officiel, simhubdash.com, rubrique Download. Dans la vidéo, c’était la version 9.3.9, sortie le 3 juillet 2024, « une dernière version avant la pause estivale ». Vous téléchargez, vous installez comme n’importe quel logiciel Windows, et c’est parti.
Trois points pratiques, tirés de la documentation de l’éditeur :
- Certains modules s’activent à la demande. L’éclairage d’ambiance ou le motion, par exemple, se cochent dans le menu « Add/remove features », à gauche (wiki de SimHub). Le wiki rappelle aussi que SimHub a besoin du .NET Framework 4.8 de Microsoft (wiki de SimHub).
- Votre antivirus peut se tromper. L’éditeur explique que Windows Defender et d’autres antivirus signalent souvent une version toute fraîche comme malveillante pendant quelques heures, avant de la blanchir. Il soumet chaque version à Microsoft et à VirusTotal avant sa sortie, et propose les versions précédentes en attendant (wiki de SimHub).
- Votre configuration se sauvegarde en un dossier. Tout tient dans
C:\Program Files (x86)\SimHub\: copiez-le, et vous retrouvez dashboards, profils et réglages sur un autre PC, licence comprise avec le fichier reçu par e-mail (wiki de SimHub).
Important
Depuis la vidéo, SimHub est passé à la version 9.13.3, sortie le 23 octobre 2026, et sa page de téléchargement annonce « Windows 11 x64 minimum ». Windows 10 n’étant plus pris en charge par Microsoft, l’éditeur précise que SimHub devrait encore y tourner, mais sans test ni garantie (page de téléchargement). L’interface de votre version peut donc différer de celle de la vidéo.
L’accueil : vos appareils et vos jeux
Une fois le logiciel lancé, on arrive sur cette page d’accueil. Elle affiche tous vos appareils : chez moi, mon petit dashboard, puis deux autres petits écrans sur le côté. En dessous, les bass shakers, les moteurs de vibration et le ventilateur, chacun avec son curseur. Et enfin, tous vos jeux.
SimHub prend en charge une quantité assez conséquente de jeux, en simulation PC mais aussi sur console. Il y a aussi des trucs assez exotiques : Dota 2, NoLimits 2, un simulateur de montagnes russes, ou encore Trackmania. Sa liste officielle va des Codemasters F1 à Flight Simulator, en passant par Farming Simulator et Le Mans Ultimate (jeux pris en charge).
Pour la console, prenez l’exemple de Gran Turismo : il s’utilise via un PC à côté. Le wiki de SimHub explique comment : le jeu envoie sa télémétrie sur le réseau local au PC qui fait tourner SimHub, et il faut ouvrir les ports UDP 33739 et 33740 dans le pare-feu pour GT7. D’après l’éditeur, Gran Turismo 7 et GT Sport sur PS4 et PS5, Forza Motorsport 7, Forza Horizon 5, les F1 et Project Cars 2 fonctionnent ainsi (wiki de SimHub).
Important
Sur console, SimHub ne voit que la télémétrie du jeu. D’après son wiki, le matériel branché directement sur la console (volant, pédalier...) n’est pas reconnu, et aucune fonction de SimHub ne marche sans un PC qui le fait tourner. Et sur tous les supports, ce qui s’affiche ou vibre dépend des données que chaque jeu transmet : Dota 2, par exemple, n’envoie que de la télémétrie, sans mouvement ni effets haptiques possibles.
Devices : tous vos écrans au même endroit
Je ne me suis pas attardé sur Car settings ; on passe directement à Devices. C’est là que vous contrôlez vos appareils, que vous les connectez et que vous les déconnectez. Chez moi, comme je disais, il y a mon petit dashboard, ma réplique de chrono Racelogic de chez Simpush, et le petit afficheur de drapeaux. Dans SimHub, ça donne un « B5-DDU rp2040 » et deux « Generic Vocore Screen » : le B5-DDU, c’est le dashboard de Velocitas Imperium, et les deux autres sont des écrans VoCore.
Ce B5-DDU, c’est un dashboard à monter soi-même. Velocitas Imperium propose les fichiers du projet, vend le circuit imprimé V2, déjà flashé pour SimHub, 58 € hors taxes, et propose depuis juillet 2026 un Pro Kit à 159 € hors taxes, sans l’écran VoCore de 5 pouces (fiche du Pro Kit). J’ai testé depuis son grand frère, le P8W-DDU.
Dans la vidéo, je proposais d’entrer dans les détails dans une prochaine vidéo, si ça vous intéressait. C’est arrivé pour les boutons des volants, avec le Control Mapper : j’y reviens plus bas.
Conseil
Avant d’acheter un écran, un volant ou un dashboard, regardez s’il figure dans la liste des appareils reconnus. Un appareil natif s’ajoute en un clic, avec ses profils de LEDs ; c’est ce que j’ai vu depuis avec le dashboard 5 pouces d’Ascher Racing ou les écrans Simube DDU100 et DDU500.
Dash Studio : les dashboards, la raison de mon arrivée
L’onglet suivant est super intéressant, et c’est aussi pour ça que j’ai utilisé SimHub la première fois : la partie dashboard. Il y en a énormément, vous pouvez créer les vôtres, et il y en a un que je plébiscite et que je trouve le meilleur, on ne va pas se mentir : le Lovely Dashboard. C’est celui que j’utilise sur mon dashboard. Et sur mon quatrième écran, j’affiche le Lovely Pit Wall.
Dash Studio, c’est l’éditeur de dashboards de SimHub, en mode « ce que vous voyez est ce que vous obtenez », capable d’afficher toutes les données des jeux pris en charge. Un dashboard téléchargé s’importe d’un double clic sur son fichier .simhubdash, et le vôtre s’exporte pour le partager (wiki de SimHub). Et pas besoin d’un écran dédié pour commencer : comme l’indique l’onglet lui-même, Dash Studio marche aussi dans un navigateur ou sur un téléphone.
Où afficher un dashboard ? L’éditeur liste les options dans un guide : un écran USB comme le VoCore, branché par un seul câble ; un téléphone ou une tablette, avec un simple navigateur, pour démarrer en quelques minutes ; ou un écran secondaire, de n’importe quelle taille, mais qui demande une alimentation, un câble HDMI, et un peu de puissance de votre carte graphique (guide des dashboards de SimHub). Mon Lovely Pit Wall tourne sur un écran de 31,5 pouces, monté au-dessus de mon ultrawide Samsung Odyssey G9 avec le support de quatrième écran de Trak Racer.
Le Lovely Dashboard, lui, est développé par Lovely Sim Racing. D’après sa page officielle, il est distribué gratuitement et marche avec n’importe quelle simulation qui envoie ses données à SimHub, avec une prise en charge native d’iRacing, d’Assetto Corsa Competizione, de Le Mans Ultimate ou des F1. Il existe en version 5 pouces (850 x 480), ultra large et ronde (dépôt du Lovely Dashboard).
Note
Dans la vidéo, mon dashboard affichait la version 2.7.4 du Lovely Dashboard, en « Members Edition ». Sa dernière version, la 4.6.1, date du 11 octobre 2026. D’après Lovely Sim Racing, les membres, dès 1 € par mois, ont accès aux mises à jour fréquentes, et seuls les membres Pro et Gold ont accès au Lovely Pit Wall (dépôt du Lovely Dashboard).
Arduino : du matériel maison, sans coder
Il y a aussi la partie Arduino : on peut intégrer des Arduino, et il n’y a pas besoin de codage. Ça s’intègre vraiment super facilement. L’éditeur le revendique d’ailleurs sur sa page d’accueil : « No-Code Arduino support », pour construire vos propres LEDs, matrices ou afficheurs à 7 segments (site de SimHub). Moi, j’y ai des RGB Matrix, pour mes iFlags, et c’est quasiment tout ce que j’ai.
Les iFlags, ce sont deux petites matrices de LED qui affichent les drapeaux, le rapport engagé et le spotter. Je leur ai consacré un test complet, installation dans SimHub comprise.
Astuce
Si vous voulez vous lancer, prenez une carte que SimHub connaît. Son wiki recommande l’Arduino Uno R3, le Nano v3, le Mega, le Pro Micro en 5 V et 16 MHz, ou le Leonardo, et précise que l’Uno R4 n’est pas pris en charge. Pour des boutons ou des encodeurs vus comme une manette par vos jeux, il faut un Pro Micro ou un Leonardo ; sur les autres cartes, seul SimHub voit les entrées (wiki de SimHub).
ShakeIt Wind : le ventilateur
L’autre Arduino que j’ai, c’est le simulateur de vent, et il a son onglet dédié : ShakeIt Wind. On peut tout contrôler sur celui-là : si vous en avez plusieurs, le côté gauche, le côté droit, et plus ou moins de puissance.
Sur mon profil, on retrouve un vent d’attente à 30, quand je ne suis pas en course, sur les canaux gauche et droit ; un vent qui suit la vitesse, de 0 à 60 ; un effet qui fait tourner le vent dans les virages, et un effet d’aspiration derrière une autre voiture, tous deux à 50.
Pour le matériel, le wiki de SimHub donne un exemple de montage : un Arduino Uno, un shield moteur Adafruit V2, un ou deux ventilateurs de 12 V et une alimentation de 12 V, pour 15 à 20 € de pièces d’après son estimation, alimentation de récupération non comptée. Il propose aussi des ventilateurs PWM pour éviter le sifflement du pilotage en courant continu, ou un shield plus costaud pour les gros ventilateurs (wiki de SimHub). Le mien, je l’ai fabriqué moi-même, et je vous montre tout dans ma vidéo sur mon simulateur de vent.
Note
Depuis la vidéo, SimHub reconnaît aussi des simulateurs de vent du commerce, comme le SIMDT T2 WIND depuis la version 9.12.7 et l’AeroShift Wind Simulator depuis la 9.13.3 (page de téléchargement). Je n’ai testé ni l’un ni l’autre.
ShakeIt Bass Shakers : les vibreurs
Nouvel onglet, les bass shakers : tout ce qui est vibrations. On peut en mettre autant qu’on veut. Moi, j’en ai quatre, pour imiter, en gros, les quatre roues. Et j’en ai mis un sur le siège, mais c’est un ButtKicker, plus puissant, qui tape pour le passage des vitesses.
Chaque effet s’active à part, avec sa fréquence et son niveau : sur mon profil, les impacts de la route, les vibreurs, une texture de route simulée, le passage de rapport, le craquement de boîte, le rapport raté et la réception de saut. Et un effet personnalisé, si vous voulez créer le vôtre à partir des données du jeu.
Ce qu’il faut pour en profiter, d’après le wiki de SimHub : une interface audio dédiée (une carte son, la prise jack d’un écran HDMI, ou une carte son USB), un amplificateur dédié, et les bass shakers. SimHub gère jusqu’à 8 canaux par interface audio, et autant d’interfaces que nécessaire ; la fréquence optimale de chaque effet se trouve dans le manuel de vos vibreurs (wiki de SimHub).
Conseil
Gardez la carte son de votre casque ou de vos enceintes pour le jeu, et donnez aux vibreurs leur propre sortie : c’est ce que demande SimHub. Côté amplificateur, un ButtKicker Gamer PLUS est livré avec le sien, de 90 W, d’après ButtKicker (fiche ButtKicker) ; des bass shakers comme ceux de Dayton Audio, eux, se branchent sur un amplificateur à part.
Note
Depuis la vidéo, la version 9.13.3 a ajouté à ShakeIt Bass Shakers des modes de latence audio réglables, l’affectation des canaux par glisser-déposer, et une sortie ASIO expérimentale (page de téléchargement).
ShakeIt Motors : les réacteurs Simagic
Prochain onglet, ShakeIt Motors. C’est similaire aux bass shakers et au ButtKicker, mais pour des moteurs de vibration. Moi, je l’ai utilisé pour les réacteurs de Simagic. On peut les contrôler directement depuis le logiciel de Simagic, mais SimHub a intégré la possibilité de le faire depuis chez lui : la prise en charge des réacteurs des pédaliers P1000 et P2000 est arrivée avec sa version 9.0.4, en septembre 2023 (versions sur GitHub).
J’en ai trois : un sur l’accélérateur, un sur le frein et un sur l’embrayage. Et on peut avoir des vibrations quand certains effets se déclenchent. Sur le frein, par exemple, je l’ai mis sur l’ABS ; sur l’accélérateur, sur le traction control.
Le montage de ces réacteurs sur le P2000, ce qu’il faut acheter en plus (supports, boîtier de commande, alimentation) et ce que ça coûte, je l’ai détaillé dans mon article sur le montage du P2000. Dans la même liste de ShakeIt Motors, SimHub propose aussi les pédaliers Fanatec en USB, les moteurs pilotés par Arduino, ou le coussin Next Level Racing HF8, que j’ai testé depuis.
Note
Depuis la vidéo, SimHub a fait des réacteurs Simagic des appareils à part entière, avec des fréquences variables, une affectation plus simple et la prise en charge de plusieurs appareils, P500 et TB-RS compris (version 9.6.4, décembre 2024) (versions sur GitHub).
Ambient lights : la lumière qui suit l’écran
Dernier élément que j’utilise : tout ce qui est éclairage d’ambiance, avec une Philips Hue au-dessus de moi. Quand je roule de nuit, ou quand je passe sous un tunnel ou sous un panneau, la lumière change en fonction de ce qui s’affiche à l’écran.
Le principe, d’après le wiki de SimHub : il calcule la couleur moyenne de zones de l’écran que vous dessinez vous-même, et l’envoie à vos lampes ; vous pouvez aussi y mélanger des effets directs, comme les drapeaux ou le spotter. Il prend en charge les Philips Hue « entertainment » via leur pont, certaines lampes Govee compatibles DreamView, les montages Adalight, quelques projecteurs Bluetooth et les éclairages Razer Chroma (wiki de SimHub).
Important
L’éditeur présente cette fonction comme expérimentale, fournie « en l’état ». Et chaque marque a ses limites, d’après son wiki : 12 lampes au plus par zone de divertissement chez Philips Hue, des lampes plus sombres qu’en éclairage direct, et 10 segments au plus chez Govee. Le pont Hue Bridge Pro, lui, est pris en charge depuis la version 9.10.12, en novembre 2025 (versions sur GitHub).
Motion, Control Mapper et le reste
Dans la vidéo, je disais que SimHub venait tout juste de mettre en place le motion, c’est-à-dire la gestion des plateformes de mouvement qui rendent le châssis dynamique. C’était tout frais : la bêta publique du module Motion est sortie avec la version 9.3.0, le 21 mai 2024 (versions sur GitHub).
Ce module se paie à part. D’après l’éditeur, il faut une licence SimHub et une licence Motion de 34,99 €, en une fois. Sans licence, il fonctionne en sessions limitées dans le temps, de quoi tout configurer avant de payer. Il gère les plateformes à 2, 3 et 6 degrés de liberté, la perte d’adhérence, les tendeurs de ceinture et jusqu’à trois canaux de vent (module Motion de SimHub).
Le Control Mapper, lui, sert à gérer les boutons de tous vos volants et boîtiers depuis SimHub. Je lui ai consacré un tuto complet, je ne le refais pas ici.
Enfin, SimHub accepte des plugins, qui ajoutent des fonctions ou facilitent l’installation d’un dashboard. Celui de Lovely Sim Racing, par exemple, gère l’installation de ses dashboards. Et depuis, pour les LEDs de mes volants et dashboards, j’utilise les profils de TrackThirtyTwo, l’ex-Daniel Newman Racing, dont je vous montre le plugin dans un tuto dédié.
SimHub ou le logiciel de la marque ?
Beaucoup de matériels ont leur propre logiciel. Les réacteurs Simagic se règlent aussi depuis le logiciel de Simagic. ButtKicker vend HaptiConnect, en option, pour piloter ses Gamer PLUS à partir de la télémétrie des jeux (fiche ButtKicker). Et le coussin HF8 de Next Level Racing a son logiciel, HFS.
Sur ce dernier, j’ai tranché dans mon test du HF8 Pro : HFS suffit pour l’essentiel des usages, et SimHub sert à aller plus loin, en paramétrant chaque effet, à condition d’y passer une à deux heures. L’intérêt de SimHub, c’est surtout de tout réunir : un seul logiciel pour l’écran, les LEDs, les vibreurs et le reste, quel que soit le jeu.
Il existe aussi des suites concurrentes, comme Sim Racing Studio : il annonce plus de 140 jeux pris en charge, et vend ses licences pour bass shakers et plateformes de mouvement à partir de 59,99 $ (site de Sim Racing Studio). Je ne l’ai pas testé.
Et depuis ? Ce que j’en pense avec le recul
SimHub ne m’a pas quitté. Voici ce que j’en ai dit ensuite dans mes vidéos de setup, dans l’ordre.
- Septembre 2024 : sur l’écran du haut, j’affiche le Lovely Pit Wall. Mes quatre bass shakers sont des Dayton Audio, et pour être honnête, le ButtKicker sous le siège, je l’utilise vraiment rarement : je préfère largement les bass shakers au quotidien. Mes simulateurs de vent faits maison, pour environ 100 €, je les trouve indispensables quand il fait chaud. Et les Philips Hue contrôlées par SimHub ajoutent une belle immersion, avec les jeux d’ombre et l’éclairage. Seul bémol, le petit afficheur de drapeaux de chez Simpush : je le trouve assez anecdotique, vu le peu de fonctionnalités pour le prix (ma vidéo de setup de septembre 2024).
- Janvier 2025 : les bass shakers ont quitté les quatre coins du châssis pour se regrouper sous le siège, et j’en suis satisfait (mon setup 2025). Côté réacteurs Simagic, si je ne devais en garder qu’un, ce serait celui du frein : avec l’ABS, la pédale devient vivante (ma vidéo sur mes pédaliers).
- Février 2026 : toujours la réplique Racelogic en haut, les iFlags à gauche et à droite, le Lumirank en bas, et les simulateurs de vent, vraiment utiles dans une pièce où toutes les lumières et tous les écrans font monter la chaleur (mon setup 2026).
Ce que j’en retiens : je suis parti d’un dashboard, et petit à petit, SimHub s’est mis à orchestrer tout mon simulateur.
SimHub en bref
| Éditeur | Wotever, développeur indépendant (dépôt GitHub ouvert en avril 2015) |
| Plateforme | PC sous Windows 11 64 bits au minimum ; Windows 10 sans garantie |
| Prix | Gratuit ; licence perpétuelle à prix libre, de 8 à 30 € ; module Motion à 34,99 € en plus |
| Version gratuite | Arduino, écrans et vibreurs à 10 images par seconde, écrans de rappel, changement de jeu manuel |
| Version sous licence | Jusqu’à 60 images par seconde, changement de jeu automatique, démarrage réduit, sans écran de rappel |
| Jeux | Plus de 100 d’après l’éditeur ; sur console, via un PC sur le même réseau (GT7, GT Sport, Forza, F1, Project Cars 2) |
| Appareils | Plus de 200 d’après l’éditeur |
| Modules | Dash Studio, Arduino, ShakeIt Bass Shakers, ShakeIt Motors, ShakeIt Wind, Ambient lights, Control Mapper, Motion |
| Version | 9.3.9 du 03/07/2024 dans la vidéo ; 9.13.3 du 23/10/2026 au 28/10/2026 |
Relevé le 28 octobre 2026 sur le site, la page de licence, la page de téléchargement et le GitHub de SimHub.
Le matériel de la vidéo, et ce qu’il coûte
SimHub ne coûte presque rien ; ce qu’il pilote, si. Voici les vibreurs et réacteurs de la vidéo, ou leurs équivalents du commerce, tels que les suit Build My Rig.
| Matériel | Dans SimHub | Prix le 28/10/2026 |
|---|---|---|
| Dayton Audio BST-1 | Bass shaker, ShakeIt Bass Shakers, amplificateur à part | 59,99 € chez Simufy |
| Dayton Audio BST-300EX | Bass shaker, ShakeIt Bass Shakers, amplificateur à part | 100 € chez Simufy |
| ButtKicker Gamer PLUS | ShakeIt Bass Shakers, amplificateur de 90 W fourni | 379 € chez RSeat et SIMKING |
| ButtKicker Gamer PRO | La version pour les châssis plus grands et plus lourds, d’après ButtKicker | 469 € chez Stealth Gamer |
| Simagic P-HPR | Réacteur haptique, ShakeIt Motors ; sur P2000, supports, boîtier et alimentation en plus | 58,79 € chez SimHub.pro, 58,80 € chez RSeat |
Prix relevés le 28/10/2026 sur Build My Rig : offres en euros, en stock. Le modèle exact de mes bass shakers Dayton Audio n’est pas visible dans la vidéo : le BST-1 et le BST-300EX sont là pour situer la gamme.
Conseil
Pour des vibreurs, comptez le matériel complet, pas seulement le vibreur : un amplificateur et une sortie audio dédiée pour des Dayton Audio, un support pour votre châssis dans tous les cas. Le comparateur de Build My Rig met ces quatre vibreurs côte à côte, avec les prix du jour.
Verdict
SimHub, c’est un logiciel que je trouve hyper intéressant. De base, j’avoue, je suis parti juste pour utiliser la fonction dashboard. Et puis j’ai vu tout ce qui pouvait être intégré, et petit à petit, j’ai inclus tout ce que je pouvais inclure. On peut dire que c’est votre imagination qui sera la limite, parce que vraiment tout peut être géré par SimHub. Et c’est un logiciel qui est toujours en développement, qui intègre de plus en plus de choses.
C’est vraiment un plaisir d’ajouter des choses, des nouvelles fonctionnalités, et de voir le résultat. Je prends beaucoup de plaisir à utiliser ce logiciel : il est bien développé, il est sympa, et tous les petits gadgets qu’on peut ajouter rajoutent beaucoup à l’immersion. Je vous le recommande vivement.
Verdict
Pour qui oui
- Vous roulez sur PC et vous avez un dashboard, des LEDs ou des vibreurs : un seul logiciel les pilote tous, et gratuitement pour commencer
- Vous aimez bricoler : matrices de LED et ventilateurs sur Arduino s’y branchent sans coder
- Vous comptez faire évoluer votre simulateur petit à petit : chaque module s’ajoute quand vous en avez besoin
Pour qui non
- Vous jouez sur console sans PC : SimHub ne tourne que sous Windows, et ne voit pas le matériel branché sur la console
- Vous n’avez qu’un seul accessoire et son logiciel vous suffit : sur le HF8, par exemple, HFS couvre l’essentiel sans une à deux heures de réglages
FAQ
SimHub est-il gratuit ? Oui. Toutes les fonctions sont utilisables sans payer, mais l’Arduino, les écrans et les vibreurs sont alors limités à 10 images par seconde, avec des écrans de rappel. Seul le module Motion demande une licence à part pour un usage sans limite de temps.
Combien coûte la licence, et que change-t-elle ? Son prix est libre : de 8 à 30 € proposés sur la page de l’éditeur le 28 octobre 2026 (6,99 € au minimum au moment de la vidéo). Elle est perpétuelle, et fait monter l’Arduino, les écrans et les vibreurs jusqu’à 60 images par seconde, avec le changement de jeu automatique.
SimHub fonctionne-t-il sur console ? Pas tout seul. Il tourne sur un PC sous Windows, qui reçoit la télémétrie de quelques jeux console par le réseau local : Gran Turismo 7 et GT Sport, Forza Motorsport 7, Forza Horizon 5, les F1 et Project Cars 2, d’après l’éditeur. Le matériel branché sur la console n’est pas reconnu.
Faut-il savoir coder pour utiliser un Arduino ? Non. Son outil de configuration Arduino vous fait cocher vos composants et choisir les broches, puis envoie lui-même le programme sur la carte. Prenez une carte recommandée par son wiki, comme l’Uno R3, le Nano ou le Pro Micro ; l’Uno R4 n’est pas pris en charge.
Quel matériel faut-il pour des bass shakers ? Une sortie audio dédiée (carte son, carte son USB ou prise jack d’un écran), un amplificateur et les vibreurs. Un ButtKicker Gamer PLUS est livré avec son amplificateur ; des bass shakers comme ceux de Dayton Audio demandent un amplificateur à part.
Quels jeux sont pris en charge ? Plus de 100 d’après l’éditeur : iRacing, Assetto Corsa Competizione, Le Mans Ultimate, Automobilista 2, les F1, Gran Turismo 7, mais aussi des simulateurs de vol et quelques curiosités comme Dota 2 ou NoLimits 2. Les effets disponibles dépendent de ce que chaque jeu transmet.
SimHub et SimHub.pro, c’est la même chose ? Non. SimHub, le logiciel, se télécharge sur simhubdash.com. SimHub.pro est une boutique en ligne de matériel de sim racing, chez qui j’ai acheté ma base Simagic Alpha EVO Pro. Les deux noms se ressemblent, mais ce sont deux choses différentes.
Mon antivirus bloque SimHub, que faire ? D’après l’éditeur, c’est souvent un faux positif sur une version toute récente, levé en quelques heures. Il conseille de signaler le faux positif à votre antivirus, de mettre à jour Windows Defender, ou de prendre en attendant une version précédente sur son GitHub.
Pour aller plus loin
- Comparer les vibreurs que pilote SimHub sur Build My Rig : specs, prix et dispo en temps réel
- Ma présentation complète en vidéo sur YouTube : chaque onglet de SimHub et le matériel qu’il pilote sur mon simulateur
- Mon tuto sur le Control Mapper de SimHub : les boutons de tous vos volants, gérés depuis SimHub
- Mon test des iFlags : les petites matrices de LED de l’onglet Arduino, installation comprise
- Ma vidéo sur mon simulateur de vent fait maison : le ventilateur de l’onglet ShakeIt Wind
- Mon tuto sur le plugin TrackThirtyTwo, ex-DNR : les profils de LEDs que j’utilise dans SimHub
- Mon test du dashboard Velocitas P8W-DDU : le grand frère de mon B5-DDU, avec le Lovely Dashboard
- Le site officiel de SimHub : téléchargement, licence et liste des jeux
Les prix cités ont été relevés le 28 octobre 2026, sur Build My Rig et sur les sites des éditeurs. Ils bougent souvent : vérifiez le montant du jour avant de commander.
Les produits cités, et leur prix aujourd’hui
Liens affiliés : si vous achetez en passant par eux, la chaîne touche une commission, sans surcoût pour vous. Ça ne change rien à ce que j’écris dans mes tests.
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