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Guide28 octobre 202626 min de lecture

L’évolution de mon setup sim racing : trois ans d’étapes, et ce qui compte vraiment

Septembre 2023 : une GT DD Pro d’occasion, montée au quatrième étage sans ascenseur. Trois ans plus tard, un setup surdimensionné pour la plupart des pilotes. Chaque étape, pourquoi j’ai changé, ce que ça m’a apporté, et ce qui suffit vraiment pour bien rouler.

Gaga Racing

Gaëtan · Gaga Racing

Créateur sim racing · qui je suis

Liens affiliés : si vous achetez en passant par eux, la chaîne touche une commission, sans surcoût pour vous. Ça ne change rien à ce que j’écris dans mes tests. En savoir plus

Septembre 2023 : je ramène chez moi un setup complet d’occasion, une base Fanatec GT DD Pro sur un châssis en aluminium, et je le monte au quatrième étage, sans ascenseur. Trois ans plus tard, le setup sur lequel je roule n’a presque plus rien à voir. Je le dis tout de suite : il est surdimensionné par rapport au matériel de la plupart des gens, et cet article n’est pas là pour flamber. J’ai commencé, et je suis tombé dedans, malheureusement ou heureusement, avec la passion de rouler et la passion du matériel.

Ici, je reprends chaque étape avec trois questions : ce que j’avais, pourquoi j’ai changé, et ce que ça m’a apporté, ou pas. Et à la fin, je remets tout ça en perspective : par où commencer, et ce qui suffit vraiment pour bien rouler.

Note

Ce n’est pas un test : c’est l’histoire de mon propre setup, racontée à partir de mes vidéos, de la première en septembre 2023 à la dernière revue de setup en août 2026. La plupart de ce matériel, je l’ai acheté, souvent d’occasion ; quelques pièces m’ont été envoyées ou prêtées par les marques pour mes tests, et chaque test lié ici précise comment je les ai eues. Les budgets ne sont pas le sujet de cet article : je les traite à part, avec les chiffres de 199 setups réels.

Trois ans en un tableau

QuandCe qui changePourquoi
Septembre 2023Un setup complet d’occasion : châssis GT Omega PRIME Lite, base Fanatec GT DD Pro, volant Forza sur Universal Hub V2, CSL PedalsJe jouais sur console et je voulais aussi pouvoir passer au PC
Fin 2023 à mars 2024Pédalier ClubSport V3, shifter et frein à main, volant formule, casque VR, écran de 32 pouces sur le châssis, bass shakersLe setup quitte le salon pour le bureau, et je veux mieux que les CSL Pedals
Avril et mai 2024Ultrawide Samsung Odyssey G9 de 49 pouces, le 32 pouces passe en quatrième écranPlus de place après un nouveau déménagement dans la pièce
Juin 2024La ClubSport DD remplace la GT DD ProGarantie, alimentation officielle, 12 Nm au lieu de 8, QR2
Été 2024Simjack Pro, puis Simagic P2000, puis P1000L’épopée des pédaliers : six changements en un an et demi
Août 2024Un deuxième setup complet récupéré près d’Avignon : Simucube 2 Pro, ActivePedal, baquet Sim-LabJe cherchais un baquet, et l’occasion d’avoir les ActivePedal
Octobre 2024Triple écran sur support déporté, son 5.1 Logitech Z906Plus de champ de vision, et un support plus simple à régler
Fin 2024Simucube 2 Pro en base principale, deuxième ActivePedal, tensionneur de harnaisFin de l’épopée des pédaliers, et plus d’immersion
Mars 2025Pièce réaménagée, mur de volants, front mount Sim-Lab, dashboard externe retiréUne base trop basse, et un dashboard qui me déconcentrait
Mai et juin 2025Simagic Alpha EVO Pro face à la Simucube 2 ProChanger d’écosystème ? La Simucube 2 Pro est restée
Juillet 2025Le bilan de mes erreursCe que je referais, et ce que je ne referais pas
Fin 2025 à février 2026Châssis Sim-Lab P1X Ultimate, baquet Sparco EVO, volants Fanatec vendusLe châssis que j’aurais dû prendre plus tôt, et un écosystème fermé que je ne roulais plus
Été 2026Simucube 3 Pro, seat mover Qubic System, coussins SensitChanger de volant sans rien brancher, et passer au dynamique
Septembre 2026Retour à la VR avec le Pimax Dream AirC’est le passage au dynamique qui m’y a ramené

Chaque ligne vient de mes vidéos de l’époque, liées dans les sections qui suivent.

Septembre 2023 : un setup d’occasion, et une claque

Petit, j’ai beaucoup joué aux jeux de voiture : Gran Turismo sur PS2, Forza Motorsport 3 sur Xbox 360, et pas mal de jeux d’arcade, les Need for Speed, Burnout. J’avais même eu un volant fixé sur une table, et j’avais vite lâché l’affaire : j’étais beaucoup plus rapide à la manette, et il n’y avait pas énormément de sensations. Puis, en 2023, je suis tombé sur la vidéo YouTube d’un pilote de sim racing, et j’ai eu envie d’essayer.

Mon cahier des charges tenait en une ligne. J’étais un joueur console, Xbox et PlayStation, et je voulais pouvoir passer un jour sur PC. D’après mes recherches de l’époque, une seule base cochait les cases : la GT DD Pro de Fanatec, sortie pour Gran Turismo. Et chez Fanatec, c’est le volant qui apporte la compatibilité Xbox : il me fallait donc aussi un volant Xbox. Je visais un budget autour de 1 000 €, je me suis mis des alertes un peu partout, sur Leboncoin comme sur Facebook, et j’ai vu passer pas mal d’arnaques sur le matériel Fanatec.

Au bout de quelques jours, une annonce m’a tapé dans l’œil : une GT DD Pro, un Universal Hub V2 compatible Xbox et un châssis GT Omega PRIME Lite, un peu au-dessus de mon budget mais complet. Le vendeur m’a fait tester le tout pendant une heure, sur plusieurs jeux, avec un câble management impeccable. Puis l’aventure a commencé : le châssis est bien rentré dans le Kangoo, mais pas dans la porte de mon vieil immeuble, et j’habitais au quatrième sans ascenseur. Plus de 30 kg, une sorte de chicane dans l’appartement : il a fallu démonter le siège et le support du volant, et le setup est resté coincé dans le salon. Sur le moment, j’étais un peu abattu, persuadé d’avoir fait une grosse erreur.

Ce que j’avais : la GT DD Pro avec une alimentation non officielle, un volant Forza Motorsport sur l’Universal Hub V2, et les CSL Pedals de Fanatec, modifiées avec des ressorts, de ceux qu’on trouve sur AliExpress. Et ce que ça m’a apporté : une claque. Par rapport à mon premier volant, c’était le jour et la nuit, avec un super retour de force.

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Ce premier setup, je ne l’ai jamais vraiment remplacé d’un coup. Le châssis GT Omega est resté mon châssis principal pendant plus de deux ans, et il me sert encore aujourd’hui de setup de test, comme je le montre dans ma visite du setup 2026.

Printemps 2024 : du salon au bureau, et un premier écran large

Six mois plus tard, en mars 2024, le setup a quitté le salon : il trône à côté de moi, dans le bureau. Entre-temps, presque tout ce qui touche le pilote a changé. Le pédalier est passé aux ClubSport V3 de Fanatec, avec un shifter et un frein à main. J’ai acheté un volant formule, le Formula V2.5X, sur lequel j’ai monté les palettes APM. Pour l’affichage, je suis passé à un casque de réalité virtuelle, un HP Reverb G2, et pour garder la console, j’ai monté un écran Gigabyte de 32 pouces directement sur le châssis, avec une extension Trak Racer.

J’ai aussi refait tout le câble management, ajouté quatre bass shakers aux coins du châssis et un ButtKicker sous le siège, et tout branché sur un hub USB, pour passer du PC à la console en débranchant un seul câble. Et je l’avouais à l’époque : je n’avais pas énormément joué, entre le travail, les commandes, les montages et le PC que je m’étais monté à côté. Et comme tout bon sim racer, je constatais déjà que le setup n’est jamais vraiment fini.

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En avril, nouveau déménagement, à l’intérieur de la pièce cette fois, pour gagner de la place. Avec plus de largeur, le dilemme est arrivé : ultrawide ou triple écran ? J’ai pris l’ultrawide, un Samsung Odyssey G9 de 49 pouces : un seul câble, et il tenait sur le support du châssis. Le seul bémol que je relevais, c’est qu’on perd un peu en champ de vision. Le Gigabyte est passé au-dessus, en quatrième écran. Tout le raisonnement est dans mon article triple écran ou ultrawide, et l’installation dans celui sur le G9.

Et la VR ? Le Reverb G2 était correct pour débuter, mais lourd, chaud, et jamais net là où il fallait. Je l’ai laissé de côté pour les écrans, plus simples et plus confortables, comme je le raconte dans ma première impression du Dream Air.

Juin 2024 : la ClubSport DD remplace la GT DD Pro

En juin 2024, j’ai vendu la GT DD Pro. Elle est partie en moins d’une demi-journée, chez quelqu’un dont c’était la première base, pour jouer sur PS5. À la place, je suis resté chez Fanatec avec la ClubSport DD, en 12 Nm, dans un bundle avec un volant F1, et un QR2 de plus pour mon deuxième volant.

Pourquoi ce changement ? Quatre raisons, que j’avais listées dans la vidéo :

  1. La garantie : ma GT DD Pro, achetée d’occasion, avait déjà deux ans et n’était plus garantie.
  2. L’alimentation officielle : la mienne ne l’était pas, et je pense que c’est elle qui me donnait des faux contacts, et même des petits coups de jus.
  3. Plus de couple : de 8 à 12 Nm, sur une base plus récente.
  4. Le QR2 : j’étais encore en QR1, avec la vis à serrer pour que ça ne bouge pas. Avec le QR2, on clipse, on déclipse, et ça ne bouge pas.

Et la revente de l’ancienne base a financé l’essentiel de la nouvelle. Le revers, je l’avais dit aussi : je perdais la compatibilité PS5. Mais avec le temps, je m’étais rendu compte que le PC était bien meilleur, en tout cas dans mon cas.

Ce que ça m’a apporté : un retour de force beaucoup plus fin, beaucoup plus précis, beaucoup plus naturel. Sur l’ancienne base, j’avais parfois des sortes de claquements en tournant. Et à la fin de cette vidéo, j’avais lâché une phrase qui résume assez bien la suite : j’ai l’impression que je prends peut-être 50-50, ou 60-40, de plaisir à monter, démonter, changer, améliorer. Bien sûr, je roule aussi.

2024 : six pédaliers en un an et demi

Le pédalier, c’est la pièce que j’ai le plus changée, et de loin. Je l’ai raconté en détail dans la première partie de mon épopée des pédaliers, puis dans la suite. En résumé :

  1. Les CSL Pedals, livrées avec le setup : gardées un petit mois.
  2. Des ClubSport V3 d’occasion, la fausse bonne affaire : j’ai flingué un damper kit et abîmé une vis en les montant.
  3. Des ClubSport V3 neuves, au Black Friday, et les anciennes revendues.
  4. Le Simjack Pro, sur AliExpress, que j’ai trouvé supérieur au V3. Je l’ai revendu quand la marque a sorti une version qui intégrait toutes les améliorations que je comptais faire.
  5. Le Simagic P2000, commandé le jour de cette revente et livré le lendemain (sa présentation, son montage).
  6. Le P1000, racheté à la personne qui m’avait racheté mon Simjack, pour le comparer au P2000.

Le bilan que j’en tirais à l’époque : le Simjack Pro offrait le meilleur rapport qualité-prix pour un petit budget, et le V3 était très bien fini, mais moins bon en réglages. Et surtout, une limite que je reconnaissais moi-même : à changer de pédalier tous les deux mois, je n’avais pas le temps de bien les tester ni d’atteindre leurs limites.

Le P2000 est resté environ six mois, presque deux saisons. Le P1000, je n’ai jamais réussi à lui trouver un bon ressenti, et je l’ai revendu. Puis sont arrivées les ActivePedal de Simucube, avec le setup de la section suivante.

Août 2024 : 1 200 km pour un deuxième setup complet

En août 2024, je suis tombé sur un setup complet, vendu neuf sur un serveur Discord par quelqu’un dont le projet d’initiation au sim racing n’avait pas pu voir le jour. Il était près d’Avignon, et j’étais près de Bordeaux : j’ai pris la route, traversé la France en largeur, puis je suis remonté à Paris. À peu près 1 200 km et 18 heures de route, dont le Massif central et les environs de Millau, magnifiques.

Dans le coffre : un châssis Sim-Lab et son baquet, une Simucube 2 Pro avec un volant en Alcantara, et un pédalier Simucube avec une ActivePedal et un accélérateur passif. Ce qui m’intéressait vraiment, c’étaient le baquet, que je cherchais déjà, et l’ActivePedal. Le volant, je savais que je le revendrais : l’Alcantara, pour moi, c’est la pire matière.

Au final, j’ai gardé le baquet, l’ActivePedal et la base, et revendu le châssis Sim-Lab : mon GT Omega est resté en place.

Automne 2024 : triple écran, son 5.1, et un premier tri

En septembre 2024, le setup avait pris beaucoup d’accessoires, et ma revue de setup de l’époque ressemblait à un festival. Des simulateurs de vent faits maison, pour une centaine d’euros, que je trouvais indispensables avec la chaleur (la vidéo pour en construire un). Un Stream Deck, un dashboard à monter soi-même de Velocitas Imperium, une réplique de chronomètre Racelogic, des ampoules Philips Hue pilotées par SimHub, des iFlags. Et déjà un premier tri : un afficheur de drapeaux que je trouvais anecdotique pour le prix, des iFlags utiles mais pas indispensables, puisque les spotters d’iRacing ou de Crew Chief me suffisaient largement, et un ButtKicker que j’utilisais rarement.

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En octobre, deux gros changements. D’abord le triple écran : je suis passé du G9 sur le support intégré au châssis à trois écrans de 32 pouces sur un support déporté de Sim-Lab, avec des Vario VESA pour l’alignement, réglés à 65 degrés. Je trouve un support déporté beaucoup plus simple à régler, et j’ai calé les écrans pour que la base soit presque sous l’écran central, et le volant presque dans l’image. Ensuite le son : un Logitech Z906 en 5.1 autour du châssis (son installation). Avec trois écrans et cinq enceintes, il a fallu refaire tout le câble management, en glissant le maximum dans les profilés.

Quelques jours plus tard, j’ajoutais de quoi streamer depuis le setup : une Key Light d’Elgato, une caméra et un micro sur des bras, un interrupteur pour couper le hub USB quand le PC sert au travail, et une tablette en écran d’appoint.

Ce que ça m’a apporté : en juillet 2025, je recommandais toujours le triple écran à 100 %, et le support déporté avec lui. Le Z906, en revanche, je m’en servais surtout quand j’avais des invités : au quotidien, je roulais au casque.

Fin 2024 : le passage chez Simucube

Fin 2024, la Simucube 2 Pro récupérée près d’Avignon est devenue ma base principale. Pour garder mes volants Fanatec, j’ai monté un module de conversion de Sim Racing Machines : mes volants continuaient de fonctionner avec le pilote et FanaLab de Fanatec, LED et rapport engagé compris. Les débuts n’ont pas été simples : la base perdait parfois en puissance. Je l’ai finalement branchée directement sur le PC, et sur sa propre prise électrique, et je n’ai plus eu de problème.

Au Black Friday 2024, Simucube proposait une petite promotion sur l'ActivePedal Ultimate, et j’en ai pris une deuxième. Je me retrouvais avec deux ActivePedal et une pédale passive : l’une en frein, l’autre en accélérateur, pour mes courses en MX-5 sur iRacing, et la passive en renfort si j’avais besoin d’un embrayage. Dans la même série d’achats, il y avait un volant GT Neo de Simagic, une platine et une glissière Trak Racer pour le pédalier, et quelques petites choses sur AliExpress. Je l’avais dit dans la vidéo : ça représentait une petite somme. Fin 2024 aussi, j’ai acheté un tensionneur de harnais Qubic System, le QS-BT1.

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Ce que ça m’a apporté, je l’ai dit en conclusion de mon épopée des pédaliers, en janvier 2025. Les ActivePedal, c’est un autre monde : on peut se créer n’importe quel pédalier, n’importe quel ressenti, en un clic. Mais je ne voulais pas vendre du rêve : avec des ressorts et des gommes, en prenant le temps, on peut largement avoir un ressenti équivalent. Deux ActivePedal, ça suffit largement, et même une. Et avec un pédalier classique, on peut tout à fait performer et trouver le ressenti qu’on aime.

La glissière Trak Racer, elle, rehaussait beaucoup le pédalier, et je n’aimais pas ça. Et les bass shakers, que j’avais déplacés sous le siège parce que je ne les sentais plus à l’avant d’une structure plus rigide, ont perdu leur intérêt avec le tensionneur : il me donne beaucoup plus d’informations, avec moins de bruit.

2025 : moins d’achats, plus de tri

En mars 2025, c’est surtout la pièce qui a changé. Elle est devenue uniquement mon bureau et mon lieu de tournage : des panneaux de lambris avec de la feutrine pour atténuer l’écho, des rideaux, un bureau pour les déballages, et un mur de volants. Mes premiers supports, imprimés en 3D, ont cédé sous le poids des volants : je suis passé à des supports en métal.

Sur le setup, deux changements comptent. La base était fixée trop bas, au point que je tapais presque dedans : je l’ai remontée sur un support de front mount Sim-Lab. Et j’ai retiré mon dashboard externe. En roulant, je le regardais toutes les deux ou trois secondes, et je pense qu’il me faisait plus perdre de temps qu’autre chose, parce que je n’étais pas concentré sur ma conduite. J’ai gardé un seul affichage, le Racelogic, pour le temps au tour et les partiels. Au volant, il y avait désormais le BavarianSimTec Alpha, que j’ai acheté et qui est devenu mon volant préféré.

En mai, j’ai acheté une partie de l’écosystème Simagic, avec une base Alpha EVO Pro de 18 Nm, et la question de changer d’écosystème s’est posée. Je l’ai racontée dans changer d’écosystème : ce que ça implique et dans mon test de l’Alpha EVO Pro. La Simucube 2 Pro est restée : en ressenti de retour de force, c’était la base que j’appréciais le plus.

Juillet 2025 : le bilan de mes erreurs

En juillet 2025, j’ai refait le tour complet de mon setup, poste par poste. Je l’ai dit en ouvrant la vidéo, et je le redis ici : le but n’était pas du tout de flamber, mais de montrer le setup tel qu’il est, son histoire, et les erreurs que j’ai faites. Et une phrase de cette vidéo résume bien ma façon de voir : on peut prendre du plaisir en roulant sur n’importe quel matériel, et on peut aussi prendre du plaisir à monter son matériel. Moi, j’ai autant de plaisir à rouler qu’à monter mon setup.

Ce que je ne referais pas :

  • Garder le châssis de départ et l’empiler d’accessoires. Pour passer la Simucube en front mount sur mon GT Omega, j’avais ajouté un support sur un autre support, avec un peu de flexion, avant de le remplacer par un front mount Sim-Lab. Avec le recul, j’aurais dû mettre un peu plus dès le début, dans un châssis plus haut de gamme. En revanche, je recommande vivement le profilé en aluminium : on peut y visser des choses partout, beaucoup plus facilement que sur un châssis tubulaire.
  • Payer moins cher pour racheter ensuite. La platine et la glissière Trak Racer coûtaient moins cher que l’équivalent Sim-Lab, mais elles rehaussaient trop mon pédalier. Payer un peu moins cher, des fois, ça ne vaut pas le coup.
  • Le quatrième écran en 4K. Je l’avais acheté en 4K pour la console, à l’époque d’un seul écran. Pour afficher de la télémétrie ou un chat, un petit écran 1080p d’une centaine d’euros suffit largement.
  • Les volants. Là, je le reconnais, on est clairement dans la collection. Ça n’a pas forcément de sens : si je devais refaire, je garderais un volant GT de type papillon et un volant rond.
  • Rester dans l’environnement Fanatec avec un convertisseur. Mes volants Fanatec se sont accumulés, alors que je roulais de moins en moins avec.
  • Les harnais pas chers. Les premiers venaient d’AliExpress. Un quatre points remonte quand on serre, faute d’être tenu par le bas. Le cinq points règle ce problème, mais avec une sangle au milieu qui serre fort, ce n’est pas très agréable. Je suis passé à un six points, homologué FIA d’après le fabricant, et c’est le bon compromis.
  • Les hubs USB à bas prix. Là aussi, j’avais voulu économiser sur AliExpress. Avec le recul, je conseille de prendre directement de la qualité, pour être tranquille côté alimentation.

Important

Si vous montez un harnais avec un tensionneur, mon conseil de juillet 2025 tient en une ligne : évitez les harnais à bas prix, et prenez un six points, jamais un cinq points.

Ce que je garderais : le triple écran sur support déporté, que je recommande à 100 %, et mes trois écrans KTC de 32 pouces, que je rachèterais aujourd’hui. Et un constat, simplement en relisant cette liste : sur sept erreurs, trois viennent d’une économie (les harnais, les hubs USB, la platine), et deux d’une accumulation (le châssis empilé d’accessoires, les volants).

Fin 2025 à 2026 : un châssis pour finir, le dynamique et la VR

Dans les mois qui ont suivi, j’ai fait ce que je disais en juillet : changer de châssis. Le setup principal est passé sur un Sim-Lab P1X Ultimate, super robuste, avec un baquet Sparco EVO, que je trouve plus confortable que le baquet Sim-Lab, revêtement comme mousse. Le GT Omega est devenu le setup de test. Une plaque au sol cache tous les câbles du châssis : le câble management n’est pas propre, mais depuis le siège, ça ne se voit pas.

J’ai aussi vendu mes volants Fanatec, sauf le BMW M4 GT3. C’étaient surtout des volants que je ne roulais plus forcément, dans un écosystème fermé que je ne roule plus. Je cherche aujourd’hui des volants sur des écosystèmes ouverts, souvent chez des marques tierces, branchés par des quick release qui font passer le courant et les données. Tout ça, je le détaille dans ma visite du setup 2026, tournée en février.

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La base : de la Simucube 2 à la Simucube 3

Au moment de la visite de février, j’avais la Simucube 3 Pro en test, prêtée par Simhub.pro, et son écosystème fermé me déplaisait. La seule chose qui m’aurait fait quitter la Simucube 2, disais-je, c’était de ne plus avoir de câble au volant. À l’été 2026, la Simucube 3 Pro a pris la place de la Simucube 2 sur le setup principal, et le câble au volant a disparu. Mes volants passent par le Powerlink de Simube, monté sur un arbre d’extension, et j’ai fait une pièce, d’abord imprimée en 3D pour les essais, puis fabriquée en aluminium usiné, qui fait passer le câble à l’intérieur de l’arbre jusqu’au hub USB. On met un volant, il est reconnu, et il n’y a rien d’autre à faire : c’est vraiment ce que je cherchais.

Le dynamique, avec six mois de retard

Le seat mover, un QS-H13 de Qubic System, était arrivé cabossé par le transporteur avant la visite de février. Entre le renvoi et la nouvelle livraison, il a fallu presque six mois au total, mais j’ai reçu entre-temps une deuxième révision, mieux pensée pour le tensionneur et les harnais. Pour le monter sous le baquet, il a fallu des supports plus longs : j’ai pris ceux de Next Level Racing. J’y ai ajouté les coussins haptiques Sensit MTC-P Extreme 2, envoyés par Sensit Haptics pour mon test : deux sur trois seulement, parce que le troisième me remontait dans le baquet, alors que ma position était déjà réglée.

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Mon avis sur le dynamique, je l’ai donné en août 2026 : le tensionneur de harnais avec les coussins Sensit, c’est déjà incroyable ; le seat mover, c’est l’étage au-dessus. Mais ce n’est pas forcément nécessaire : c’est du plus, du plaisir. Et je ne me vois pas partir sur des vérins. Ce qui compte sur ces systèmes, d’après moi, c’est un réglage précis et spatialisé, qui donne le minimum d’informations, mais l’information juste.

La VR, deuxième essai

Côté affichage, j’avais acheté un Pimax Crystal Light en novembre 2025. Je n’ai jamais réussi à m’y faire : du mal à trouver le point de netteté, une grosse fatigue sur la durée, et un suivi qui se désynchronisait. Je l’ai revendu. C’est le passage au dynamique qui m’a ramené vers la VR : en septembre 2026, j’ai acheté un Pimax Dream Air, en version Lighthouse, que je raconte dans ma première impression.

Ce que trois ans de changements m’apprennent

En mettant les étapes bout à bout, quelques faits ressortent. En trois ans, j’ai changé trois fois de base, au moins six fois de pédalier, une seule fois de châssis principal, et plusieurs fois d’affichage, de l’écran unique à la VR, en passant par l’ultrawide et le triple écran. Et la claque, celle qui m’a donné envie de continuer, je l’ai prise dès le début, sur une GT DD Pro d’occasion, avec des CSL Pedals.

C’est pour ça que je veux remettre ce setup à sa place : il raconte une passion du matériel autant que du pilotage, pas ce qu’il faut pour bien rouler. Mes conseils pour débuter, je les ai donnés dans d’autres vidéos :

  1. Commencez petit, avec un volant d’entrée de gamme, pour savoir si le sim racing vous plaît. Aujourd’hui, un bundle direct drive comme le MOZA R3, celui que je recommande pour débuter, se trouve à peine plus cher.
  2. Faites un plan avant d’acheter : votre temps, votre discipline, votre plateforme, puis le marché et les prix (mes conseils pour un setup sans se ruiner).
  3. Améliorez dans l’ordre : le pédalier d’abord, puis un châssis rigide, puis la base et les volants.
  4. Ne vous comparez pas aux plus rapides, et prenez le temps de régler votre matériel jeu par jeu (mes cinq conseils pour bien débuter).

Conseil

  • Le pédalier compte plus que la base : c’est là que je conseille d’investir en premier
  • Un pédalier classique bien réglé peut donner un ressenti équivalent à des pédales actives
  • Un châssis en profilé aluminium évolue avec vous ; un châssis empilé d’accessoires finit par fléchir
  • Économiser sur les harnais, les hubs USB ou les supports, c’est souvent racheter plus tard
  • Deux volants, un GT et un rond, couvrent l’essentiel ; au-delà, c’est de la collection

Et pour sortir de mon seul cas, j’ai repris les setups que la communauté a déclarés sur Build My Rig. Recalculés au prix du jour le 28 septembre 2026, la moitié des 199 setups retenus coûtait moins de 4 217 €, et ceux construits autour d’une base de moins de 10 Nm, 2 679 € en médiane. Le trio base, volant et pédalier pesait moins de la moitié du total : c’est le châssis, l’affichage et les accessoires qui font grimper l’addition. Tout le détail est dans combien coûte vraiment un setup de sim racing, et vous pouvez parcourir les setups de la communauté ou les statistiques du marché sur Build My Rig.

Astuce

L’occasion peut beaucoup changer. Un spectateur de la chaîne s’est monté un setup complet, triple écran et base de 18 Nm compris, pour 2 166 €, entièrement d’occasion (son setup). Mon propre premier setup était une annonce d’occasion. Il faut du temps et de la patience, et vérifier l’origine de ce qu’on achète, surtout chez Fanatec (repérer un QR Fanatec copié).

Mon setup aujourd’hui

Aujourd’hui, je ne vois pas forcément ce que je pourrais changer : la base, le pédalier et le dynamique me conviennent. S’il devait y avoir une évolution, ce serait un volant rond sur un hub, parce que c’est ce qui manque à mon setup. La prochaine revue complète, ce sera sans doute en janvier 2027. En attendant, voici la liste de mon setup sur Build My Rig, tenue à jour :

FAQ

Faut-il un setup comme le mien pour bien rouler ? Non. Mon setup est surdimensionné par rapport à ce dont on a besoin pour rouler et progresser. On peut prendre du plaisir en roulant sur n’importe quel matériel, et ma première claque, je l’ai prise sur une GT DD Pro d’occasion avec des CSL Pedals.

Par où commencer en sim racing ? Par un volant ou un bundle d’entrée de gamme, pour savoir si ça vous plaît, puis par un plan : votre temps, votre discipline, votre plateforme. Pour débuter en direct drive, je recommande le bundle MOZA R3. Mes conseils sont dans mon guide pour débuter.

Qu’améliorer en premier ? Le pédalier, puis un châssis rigide, puis la base et les volants. C’est l’ordre que je conseille depuis septembre 2024, et c’est aussi le pédalier que j’ai le plus changé.

Les pédales actives valent-elles le coup ? Elles permettent de se créer n’importe quel ressenti en un clic, mais elles coûtent cher. Avec des ressorts et des gommes, en prenant le temps, on peut avoir un ressenti équivalent. Et si vous y passez, deux suffisent largement, et même une.

Combien coûte un setup de sim racing ? D’après les 199 setups déclarés sur Build My Rig, recalculés au prix du jour le 28 septembre 2026, la moitié coûte moins de 4 217 €, et moins de 2 679 € en médiane autour d’une base de moins de 10 Nm. Le détail est dans combien coûte vraiment un setup.

Triple écran ou VR ? Je suis passé par un écran unique, la VR, l’ultrawide puis le triple écran, plus simple et plus confortable, et je suis revenu à la VR avec le dynamique. Le comparatif est dans VR ou triple écran.

Quel est mon setup aujourd’hui ? Un châssis Sim-Lab P1X Ultimate, une Simucube 3 Pro, deux ActivePedal Ultimate, un baquet Sparco EVO sur un seat mover Qubic System, un tensionneur de harnais, des coussins Sensit, un triple écran et un Pimax Dream Air. La liste à jour est sur Build My Rig.

Pour aller plus loin

Les produits cités, et leur prix aujourd’hui

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